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2. Le Hammam et quelques
considérations anatomiques.
J'adore aller au hammam. Sans doute un reste de l'époque où
j'habitais le Maghreb et où la sortie au hammam avec mes copines
marocaines était l'un des grands moments de la semaine, de ces moments
de complicité entre femmes qui ne s'oublient pas. Où que j'aille,
j'emporte toujours dans mes bagages mes affaires de bain pour le cas où
j'aurais une occasion : hammam, thermes, bains à remous, saunas, tout
est bon pourvu que le prix ne soit pas trop élevé, ce qui n'est
malheureusement pas toujours le cas. Si bien qu'à la fin de la semaine
de travail dans cette petite ville d'Europe centrale où j'avais été
envoyée pour participer à une semaine de rencontres et de réunions
internationales, ma réponse avait été enthousiaste quand un groupe de
collègues proposèrent d'aller passer aux thermes notre unique
demi-journée de liberté avant de reprendre l'avion, le samedi matin.
Puis le groupe initialement prévu avait fondu; certains avaient
préféré une visite du château qui surplombe la ville, d'autres une
grasse matinée bien gagnée après cette semaine menée tambour battant,
et nous ne restions que deux pour le projet initial, Rod et moi. Il
m'avait proposé d'annuler si cela me gênait d'y aller seule avec un
homme, mais je n'en avais pas vu l'utilité : je suis majeure depuis
bien longemps, vaccinée, mariée et mère de trois enfants, et je ne vois
pas ce qu'il put y avoir de choquant à se baigner avec un homme. Nous
voilà donc partis en taxi en direction des thermes, qui se trouvent
juste à l'entrée de la ville. Curieux comme dans ces pays, où les prix
rejoignent rapidement les nôtres, les taxis restent nombreux et bon
marché, un moyen de transport courant et compétitif par rapport aux
transports en commun dès qu'on est deux ou trois.
Le bâtiment des thermes est impressionnant, très germanique
d'aspect, assez récent, entretenu méticuleusement. Aucune indication
n'est traduite en langue étrangère, et j'essaie en anglais de me faire
expliquer le fonctionnement du jeton et du badge qui nous sont remis à
l'entrée; comme je n'arrive pas à me faire comprendre, Rod s'adresse à
l'employée en allemand et obtient une réponse immédiate. Tous ces pays
ont été exposés à la langue allemande à un moment ou à un autre de leur
histoire, et les cicatrices du passé font que beaucoup de leurs
habitants sont capables de s'exprimer dans cette langue.
Le coffre pour déposer ses papiers, sa montre et ses lunettes,
puis la cabine de déshabillage où j'enfile mon petit bikini, un
arrêt-pipi, la douche, et je retrouve Rod qui m'attend à l'entrée de la
grande salle. Nous ne savons pas où donner de la tête : deux grandes
salles, chacune avec une vaste piscine, un choix de bains à remous à
des températures différentes toutes affichées au dixième de degré près
et avec des jets de puissances différentes, et même une petite piscine
extérieure accessible par un sas qui évite de s'exposer à l'air
frisquet du matin. Un grand solarium extérieur, bien sûr vide. Pas
grand monde encore en ce samedi matin, quelques familles avec enfants
qui jouent dans la plus grande des piscines, des personnes d'un âge qui
se prélassent dans les bains à remous. Nous voulons tout essayer, tout
tester. L'air est à une température parfaite : le paradis sur terre.
Mais mon but était le hammam. Rod le sait, et il me suit quand je
lui dis que je veux y aller. Une flèche marquée "sauna" indique un
large
escalier qui descend au sous-sol. Depuis les escaliers on aperçoit une
salle d'accueil qui donne accès à plusieurs couloirs et à plusieurs
portes; j'avais vaguement compris, en lisant le descriptif du centre,
qu'il y avait un choix de saunas à différentes températures, mais c'est
un ensemble impressionnant qu'on devine maintenant.
Et soudain je vois la porte d'un sauna qui s'ouvre, et un homme
qui en sort nu, sa serviette à la main. Dans la salle d'accueil, une
fontaine d'eau avec un distributeur de gobelets en plastique, et deux
femmes qui discutent, le verre à la main, nues. Au mur une affiche
indique que les maillots de bain doivent être déposés dans les casiers
avant d'entrer dans la zone des saunas : c'est la seule affiche
traduite en anglais que j'aie vue dans tout l'établissement.
La nudité ne me gêne pas, puisque j'ai l'habitude de passer des
vacances naturistes en famille, mais le fait de me déshabiller devant
Rod m'arrête une seconde : que va-t-il penser ? Mais Rod a déjà ôté son
slip de bain et l'a déposé dans une alvéole du mur; je vois qu'il
s'est tourné, peut-être pour ne pas me gêner, ou peut-être tout
simplement pour ne pas être vu de face : j'en profite pour faire
glisser mon slip le long de mes jambes et pour dénouer mon
soutien-gorge. Je suis nue quand il se retourne. "Shall we go?" me
lance-t-il; l'anglais est la seule langue que nous ayons en commun, et
c'était la langue de travail de la semaine que nous venons de passer,
ce qui l'a imposée entre nous.
Un corps d'homme qui se dénude devant moi reste toujours une
source d'émotion, même si, depuis le temps que je passe mes vacances en
milieu naturistes, j'ai dû voir des milliers de zizis. Et cependant
j'éprouve toujours autant de plaisir à observer le corps masculin, ses
mollets, ses cuisses, sa pilosité, son sexe, ses fesses surtout. Rod
marche devant moi, suivant le couloir qui mène au hammam, et je regarde
ses fesses en action, frottant l'une contre l'autre à chaque pas, les
poils répartis inégalement sur la rotondité des fessiers, la raie
marquée par le taillis noir qui contraste avec la marque pâle de son
maillot.
Une fois devant la porte du hammam il ouvre la porte et me fait
signe d'entrer; je passe devant lui, consciente du fait que ce sont
maintenant mes fesses qu'il peut observer : plus rondes, plus larges,
moins musclées, glabres, la fente d'une couleur moins contrastée, et
surtout toutes brunes puisque les vacances d'été sont encore proches.
Un coup de jet d'eau sur les sièges carrelés et nous nous asseyons. Un
coup d'œil à travers la vapeur dévoile une très grande salle, avec
peut-être de la place pour quinze ou vingt personnes, mais vide à cette
heure-ci; au centre trône un petit bain à remous, pour une ou deux
personnes.
Quand un homme se déshabille devant vous, il se dévoile
entièrement; la première chose qui apparaît est son sexe, tout entier
visible : Rod, assis à côté de moi, ne peut rien cacher. Se retrouvant
exposé à l'air et à la lumière, la première réaction du sexe masculin
est de se contracter, comme s'il faisait son timide et voulait rester
caché. Le gland garde à peu près sa taille normale, mais le fût se
rétrécit d'une façon spectaculaire, se contractant jusqu'à disparaître
au regard, à tel point que le gland semble posé directement sur les
poils comme un œuf dans un nid. Seuls les bourrelets de peau au bout du
gland trahissent ce repli sur soi.
Une femme au contraire livre ses seins et ses fesses, mais elle
garde sa fente bien cachée sous elle. Certes la pilosité du bas ventre
est visible, mais ne conduit l'œil que vers les cuisses serrées,
souvent ne laissant même pas deviner que vers le bas le corps féminin
s'ouvre d'une façon complexe. Je sens mes lèvres en contact avec le
carrelage mouillé et chaud, j'écarterais volontiers les cuisses pour
augmenter la surface de contact, mais je n'ose pas faire ce mouvement
qui m'exposerait un peu. On a beau être naturiste depuis des décennies,
on ne se défait pas aisément des vieux réflexes féminins de protection.
Au bout d'un moment j'ai envie d'essayer le bain à remous au
centre de la salle qui marche par intermittence, alternant
automatiquement quelques minutes de fonctionnement avec quelques
minutes d'arrêt. Je me lève, consciente des regards de Rod qui doivent
se poser sur mes cuisses et sur mes fesses. Je ne sais pas comment
enjamber le bord du bain, toujours cette peur féminine de dévoiler son
sexe; j'entre dans le bain un peu plus loin, pour que Rod ne puisse me
voir que de côté, protégeant ainsi mon intimité mais en même temps, je
le sens bien, me ridiculisant probablement aux yeux de Rod qui est là,
allongé sans aucune protection et sans honte.
Le bain à remous est une expérience extraordinaire. Les jets sont
puissants, et surtout ne sont pas placés comme dans les baignoires de
balnéothérapie : ils sont en général orientés sur les côtés pour
fournir un massage aux parties du corps qui sont les plus musclées,
c'est à dire les mollets, les cuisses, les fessiers, le dos et les
épaules; je vois tout de suite qu'ici les jets les plus puissants sont
orientés dans l'axe du corps du baigneur. Je me baisse pour m'asseoir,
mes fesses entrant en contact avec l'eau chaude et je me laisse
descendre jusque dans le siège en plastique moulé. Ma fente toute
entière se trouve prise dans le tourbillon, je sens le plaisir qui
monte en moi; j'ajuste ma position pour que le jet soit parfaitement
bien dirigé, j'ai l'impression que l'eau bouillonnante et chaude
pénètre le vagin et remonte mon rectum, le capuchon de mon clitoris
vibre, c'est bon, c'est bon… Je n'ai même pas besoin d'y mettre la main
malgré l'envie qui me prend, tellement le jet suffit, la tête en
arrière
je me laisse aller, je ferme les yeux, ajustant de temps en temps ma
position de quelques centimètres pour découvrir de nouvelles caresses,
je monte, je monte, je flotte au bord de l'orgasme, je lutte contre
l'orgasme, je ne veux pas jouir devant Rod.
Et soudain, ça part, sans que je puisse le retenir, sans même que
j'aie envie de le retenir, toutes mes réserves anéanties en une
fraction de seconde, mes mains se crispent sur le bord du bain, et je
pousse un cri : "Oui !". Immédiatement je reviens à la réalité,
penaude, et je regarde autour de moi. Heureusement qu'il n'y a que nous
deux dans la salle. Rod s'était assoupi et a été réveillé. "Are you all
right?" Je le rassure, officiellement je me suis juste coincé un doigt
dans la poignée. Curieusement, il me demande si je veux sortir pour
aller aux toilettes; je finis par comprendre qu'il a entendu mon cri
et qu'il a compris "wee", c'est à dire "pipi" en anglais. Rassuré, il
dit "oh, good" et il referme les yeux.
Rod s'est laissé glisser un peu sur son siège, il a les jambes
tendues et écartées, et son sexe est plus visible que jamais. Voilà une
position qu'une femme ne pourrait pas se permettre de prendre en
public. Ses cuisses ouvertes révèlent la zone à l'intérieur, beaucoup
plus pâle et presque dépourvue de poils, qui monte en direction du
sexe. Ses testicules, écrasés par le poids de son corps, font comme un
support sur lequel repose son pénis; leur peau tendue est toute lisse,
d'un rose presque luisant, on devine les noyaux qui leur donne leur
forme. J'ai horreur des couilles qui pendouillent, de ces sacs rouges
distendus qui se balancent entre les cuisses, et par contraste je ne
peux lever les yeux des superbes testicules fermes et durs de Rod. Il
paraît que depuis l'épisode de la papesse Jeanne, une vérification a
lieu sur le pape nouvellement élu pour s'assurer qu'ils les a "bien
pendues"; d'un point de vue purement esthétique, à mon avis, il
vaudrait mieux vérifier qu'ils les a bien dures et près du corps.
Le sexe de Rod a maintenant repris une forme plus normale, après
sa frilosité des premiers moments. Le gland paraît toujours énorme,
mais le fût s'est allongé un peu et on voit nettement la peau frippée
qui le recouvre et les vaisseaux sanguins visibles sur le côté. Ce sont
ces vaisseaux qui donnent au pénis une telle apparence de puissance;
on dirait une machine toujours prête à l'usage, qui n'attend qu'un
ordre pour enfler et passer à l'attaque. La transpiration dégouline le
long de son corps et finit par emprunter le passage de son pénis avant
de pendre, goutte par goutte, au bout de son gland. Je l'admire, sans
scrupule, la brume du hammam me fournissant une excuse et en quelque
sorte autorisant mon regard.
Ne voulant pas me trouver de nouveau dans la situation
embarrassante de jouir en public, je quitte le bain à remous et je
reviens m'asseoir à côté de Rod. Il sommeille toujours, mais ouvre un
œil et me sourit quand je m'assieds à côté de lui. J'envie la liberté
des hommes qui peuvent s'asseoir comme ils veulent, sans penser en
permanence à la décence. Je décide de prendre une petite liberté, je
m'adosse au mur, je remonte les pieds sur le banc, jambes pliées,
genoux en l'air. Je sais que cette pose rend le sexe et les fesses
visibles de côté, mais tant pis. Immédiatement je suis conscient du
contact de mes lèvres avec l'air moite, alors qu'elles étaient jusque
là toujours en contact avec le carrelage du banc.
Cette zone de chair entre le sexe et l'anus, le périnée, me
fascine chez les hommes, cette façon dont les hommes ont un corps
fermé, avec un plancher dans lequel l'anus est un trou presque
accidentel. Chez nous le périnée est une étroite bande de chair, une
mince passerelle suspendue entre deux gouffres, et ce sont les orifices
qui sont notre vraie nature. Je laisse ma main explorer mon bas ventre
pour me rappeler la taille de ce passage entre anus et vagin : quelques
centimètres, le pouce et l'index ou le majeur peuvent pénétrer
simultanément chacun de leur côté de part et d'autre du périnée. C'est
une caresse double que j'aime beaucoup et dont mon mari est coutumier.
C'est lui qui m'a raconté un jour une blague comme quoi si les femmes
étaient faites ainsi, c'était pour que les hommes puissent les porter
comme un pack de bière, et j'avais trouvé la blague amusante, même si
mon côté féministe aurait dû s'en offusquer.
Je ne me suis pas aperçu que Rod s'est réveillé. Ce qu'il a pensé
en me trouvant ainsi assise est immédiatement visible par son pénis qui
a commencé à sortir de son nid; c'est que les ordres qu'attend le zizi
n'arrivent pas tous du cerveau, il y en a qui sont beaucoup plus
primitifs : le cerveau dit "non", mais l'œil a vu et répète, "oui, oui,
oui." Rod est gêné, il détourne le regard, il remue les jambes, monte
la cuisse qui est de mon côté un peu plus haut que l'autre pour tenter
de cacher son érection naissante qu'il ne parvient pas à contrôler.
Mais tout ceci ne m'empêche pas de voir que son fût vorace a absorbé le
surplus de peau disponible et que le bout du gland est maintenant à
l'air libre, volume parfaitement lisse d'un rose plus soutenu que la
peau, terminé par une fente discrète, au-dessus du renflement du frein.
Je reprends ma position du début, descendant les jambes du siège, comme
si je n'avais rien vu.
Un ange passe.
Quand il a fini de passer, quand Rod s'est résorbé, quand tout est
de nouveau calme, Rod propose que nous allions ensemble dans le bain à
remous, qui vient de redémarrer. C'est sans doute un peu risqué vu ma
réaction la première fois, mais le plaisir a été tel que je ne peux pas
dire non. Rod s'est déjà assis quand j'arrive, et je ne peux faire
autrement que franchir le bord droit en face de lui, mon sexe au niveau
de son regard; quand je m'assieds, c'est mon périnée, ce périnée que
je mesurais tout à l'heure de mes doigts, qu'il a brièvement en face de
lui, vulve et anus en prime. Après tout, lors de mes vacances
naturistes, mon corps est vu chaque année sous cet angle par des
dizaines, des centaines de personnes, à la piscine ou lors des
activités sportives; oui, mais ici je suis seul avec Rod, que je
connais pour avoir travaillé avec lui, ce qui rend les choses moins
simples.
Les sièges sont exactement l'un en face de l'autre, afin que les
deux baigneurs puissent tous deux ressentir les jets. Il faut trouver
une façon de mettre nos jambes, et pour ne pas m'embarrasser Rod écarte
les jambes et les met de part et d'autre de mes cuisses pour me
permettre de garder les miennes serrées. Je sens ses pieds qui prennent
leur place sur le côté de mes fesses, à un endroit où je n'ai pas bien
l'habitude des contacts, sauf avec mon mari. Si Rod avait mis les mains
là où il a les pieds, il y a longtemps que je lui aurais demandé de les
déplacer… Et si Rod était resté plus proche de nos ancêtres
quadrumanes, s'il était capable de caresser avec les pieds aussi
subtilement qu'avec les mains, et d'avoir autant de sensations par les
pieds que par les mains ? L'idée me fait sourire, décidément je deviens
paranoïaque. À mon tour : j'allonge légèrement les jambes, comme par
accident, jusqu'à ce que mes pieds entrent en contact avec la chair
molle de l'entre-jambes de Rod; je ne sais pas si du bout de mes
doigts de pied j'ai frôlé ses fesses, ou son pénis ou ses bourses, ou
tout cela ensemble. Avec un petit sourire d'excuse je replie un peu les
jambes, laissant reposer mes pieds sur l'intérieur de ses cuisses. Pas
beaucoup d'effet; décidément, je ne suis pas quadrumane.
L'inconvénient de cette position est qu'à travers mes cuisses
serrées je perds une partie du plaisir des remous : il faudrait que
j'ouvre les cuisses, ce que je ne peux bien sûr pas faire devant Rod.
Je regarde dans l'eau : le bain est tellement agité par les remous que
l'eau est totalement opaque. J'essaie d'immerger une main, et je
m'aperçois que les doigts disparaissent totalement aux regards dès la
surface passée. Rassemblant mon courage, je propose donc à Rod
d'inverser nos positions, lui jambes serrées, moi jambes écartées. Il
se lève pour me permettre de changer de position sans sortir de l'eau;
ses poils noirs collent à son corps dégoulinant d'eau, son sexe est
pratiquement caché par une touffe sombre qui pend et ses testicules
enserrés par un fourreau de poils noirs d'où goutte l'eau du bain.
J'ai maintenant les cuisses largement écartées dans les
profondeurs du bain opaque, et Rod reprend place délicatement entre mes
jambes. Ses jambes plus longues entrent rapidement en contact avec mon
bas-ventre, avant de se retirer et de se reposer sur mes cuisses; mes
pieds atteignent à peine ses hanches. Mais je pense surtout aux jets
qui maintenant, dans cette position, font leur plein effet sur mon
corps. De nouveau, très vite, je suis au bord de l'orgasme, un rien me
ferait basculer, je me retiens, bien décidée à ne pas passer le sommet
cette fois-ci. Mais je me sens glisser, je sens la vague qui approche,
les pieds de Rod sur mes cuisses sont une caresse insupportable, je me
crispe, je tends tous les muscles de mon corps pour résister, ma
respiration se bloque, je soulève les fesses du fond du bain, mes
cuisses sont dures comme du métal.
Et soudain, plus rien. Je ne comprends pas ce qui s'est passé,
j'ai un instant l'impression d'avoir joui et d'avoir perdu
connaissance. Non, tout simplement le bain s'est arrêté de fonctionner,
les jets de cracher, les remous de tourner. Soulagement d'avoir été
sauvée d'un orgasme en public, mêlé à la frustration de se retrouver au
niveau du sol sans avoir passé le sommet. Ma respiration est rapide,
j'ai mal aux cuisses à force d'avoir contracté mes muscles, j'ai besoin
de me reposer, de souffler un peu, et je me laisse aller.
Rod en face de moi me regarde. Tiens, je l'avais oublié, celui-là,
j'avais oublié que nous étions deux dans ce bain, concentré comme je
l'étais sur mes sensations. Soudain, un moment de panique, je me
souviens que j'avais demandé à pouvoir écarter les cuisses pour pouvoir
mieux profiter des jets et que je pensais être cachée par les remous;
mais les remous ont cessé, et je n'ose pas regarder l'eau. Quand je me
résouds à le faire, je vois que l'eau est redevenue totalement limpide
et ne cache plus rien du tout; je me retrouve assise penchée en
arrière les cuisses grandes ouvertes en face d'un Rod qui n'en
demandait pas tant. Surtout que, je l'avais déjà vérifié lors de mon
premier bain, les jets sont suffisamment puissants pour écarter les
grandes lèvres et laisser ma vulve en bataille. Simultanément je
descends une main pour refermer mes lèvres et je lève les jambes pour
me tourner et serrer les cuisses; quand mes pieds frôlent le
bas-ventre de Rod, je comprends les dégats en heurtant une tige de
métal, un barreau de chaise, un rouleau à pâtisserie — bref, en tout
cas, rien à voir avec le petit zizi tout doux que j'ai pu admirer plus
tôt. L'eau est redevenue limpide pour tout le monde et je vois
effectivement Rod désemparé, ne sachant que faire de son pénis devenu
énorme, dressé verticalement et dont le gland fendu totalement
décalotté affleure à la surface du bain.
Que faire dans une telle situation ? Je me lève, l'air de rien,
sans dire un mot, sans le regarder, et je vais m'asseoir sur le banc
carrelé. En vraie dame, bien comme il faut, les jambes serrées, rien
qui dépasse, circulez y'a rien à voir. Et j'attends que Rod se soit
calmé. Au bout d'un moment, alors que les jets redémarraient, il est
sorti du bain comme si de rien n'était, son zizi pendant enfin
décemment, et est venu s'asseoir à côté de moi avec un petit sourire,
sans oser me regarder.
Il s'est penché vers moi et m'a dit : "I need a sandwich."
Nous sommes allés nous rhabiller, après avoir récupéré notre
maillot dans son alvéole, nous tournant consciencieusement le dos pour
éviter de se gêner l'un l'autre. Puis nous sommes sortis dignement.
Déjà, l'heure de nos avions respectifs approchait.
kayelle
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un rien m'habille...
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